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- Devenir travel planner : définition
- Devenir travel planner : la différence avec l’agent de voyages
- Devenir travel planner : la formation
- Devenir travel planner indépendant : le choix de la SASU
- Devenir travel planner indépendant : les démarches et le budget
- Devenir travel planner : le salaire et les perspectives d’évolution
- FAQ
- Peut-on devenir travel planner sans expérience dans le tourisme ?
- Un travel planner peut-il réserver des prestations pour son client ?
- La SASU est-elle obligatoire pour exercer en indépendant ?
Le métier de travel planner séduit de plus en plus de passionnés de voyage en quête d’autonomie et de sens. Concevoir des itinéraires sur mesure, accompagner chaque client sur son projet, sans vendre directement de séjour, c’est un positionnement qui explose depuis la reprise post-COVID et la demande pour des voyages personnalisés.
Comment devenir travel planner en 2026 ? Faut-il une formation spécifique ? Quel statut juridique choisir ? Voici le guide complet pour lancer votre activité de travel planner.
L’essentiel de l’article :
- Le métier de travel planner n’est pas réglementé en France : aucun diplôme ni formation n’est obligatoire.
- L’organisateur de voyage se distingue juridiquement de l’agent de voyage, qui vend les séjours et doit être immatriculé Atout France.
- Plusieurs formations non certifiantes existent à distance, de 500 à 3 000 €.
- La SASU s’impose dès que l’activité dépasse le plafond micro-entreprise ou que le travel planner souhaite optimiser sa protection sociale.
Devenir travel planner : définition
Avant de se demander comment devenir travel planner, il convient de s’attarder sur la définition du métier.
Le métier de travel planner, ou organisateur de voyage, est un métier pour lequel une personne conçoit des itinéraires personnalisés pour des clients particuliers. Il ne vend pas le voyage et ne réserve pas à la place du client : il propose un carnet de voyage sur mesure (idées, logistique, timing, budget, adresses) que le client exécute ensuite lui-même.
Au quotidien, ses missions couvrent :
- l’écoute et l’analyse des envies, contraintes et budget du client ;
- la recherche de destinations, d’hébergements et d’activités adaptés ;
- la conception d’un itinéraire détaillé et d’un carnet de voyage personnalisé ;
- le suivi post-voyage pour recueillir les retours et fidéliser.
Ce métier demande de la curiosité, un excellent sens de l’organisation, une vraie capacité d’écoute et une connaissance fine de plusieurs destinations. La majorité des travel planners exercent en solo depuis chez eux ou en coworking, ce qui offre une grande flexibilité de lieu et de rythme.
Devenir travel planner : la différence avec l’agent de voyages
La question la plus sensible lorsque l’on décide de devenir travel planner concerne la frontière juridique avec l’agence de voyages. Selon l’article L211-1 du Code du tourisme, toute personne qui vend des forfaits touristiques (transport + hébergement) doit être immatriculée auprès d’Atout France et disposer d’une garantie financière et d’une assurance responsabilité civile professionnelle spécifique.
Le travel planner, lui, vend une prestation de conseil : il facture l’écoute, la recherche, la planification et la livraison du carnet. Il ne vend pas le voyage, ne perçoit pas les paiements des prestataires au nom du client et ne réserve pas en son nom.
Attention : le code APE 7911Z (« Activités des agences de voyage ») est réservé aux agences immatriculées Atout France. Le travel planner doit utiliser le 7990Z (« Autres services de réservation et activités connexes »), seul code compatible avec une activité de conseil en organisation de voyages.
Devenir travel planner : la formation
La réponse est claire : pour devenir travel planner, il n’y a pas de formation obligatoire. Le métier n’est pas réglementé et ne fait l’objet d’aucun diplôme d’État. Toute personne peut s’installer comme travel planner, sous réserve de respecter les obligations juridiques générales (immatriculation, comptabilité, fiscalité).
Bien qu’aucune certification ne soit requise, suivre une formation reste fortement utile pour maîtriser les méthodes, les outils et le positionnement commercial. Plusieurs acteurs privés proposent des programmes spécifiques au métier, à distance ou en présentiel.
Le prix d’une formation de travel planner se situe entre 500 € et 3 000 € selon la profondeur du programme et le format.
Bon à savoir : elle peut être financée via le Compte Personnel de Formation (CPF) si l’organisme est certifié Qualiopi, ou via France Travail pour les demandeurs d’emploi.
Devenir travel planner indépendant : le choix de la SASU
Lorsque vous vous demandez comment devenir travel planner indépendant, il faut obligatoirement vous poser la question de votre forme juridique. Le travel planner doit créer une structure pour facturer ses prestations.
Plusieurs statuts sont envisageables : micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL ou SASU. La micro-entreprise est adaptée pour démarrer et tester la demande, mais elle est plafonnée à 83 600 € de chiffre d’affaires en 2026 pour les prestations de services.
Au-delà, la forme juridique et la fiscalité de la SASU deviennent nettement plus avantageuses. La SASU vous permet :
- de déduire les charges réelles (abonnements logiciels, déplacements d’étude, marketing) ;
- de récupérer la TVA sur vos dépenses professionnelles ;
- d’optimiser votre rémunération entre salaire et dividendes.
Le statut social du président de SASU est aussi un atout majeur : rémunéré, le président est affilié au régime général de la Sécurité sociale, ce qui lui ouvre des droits à la retraite, à l’assurance-maladie et à la prévoyance comparables à ceux d’un salarié.
Devenir travel planner indépendant : les démarches et le budget
Après avoir choisi votre statut, plusieurs étapes doivent être remplies avant de devenir travel planner officiellement :
- rédiger vos statuts (pour la SASU ou l’EURL) ;
- publier une annonce légale ;
- immatriculer votre entreprise au Guichet unique (INPI) ;
- souscrire une responsabilité civile professionnelle adaptée à l’activité de conseil ;
- ouvrir un compte bancaire professionnel ;
- rédiger vos conditions générales de vente et vos mentions légales.
Le budget de lancement d’un travel planner se situe entre 2 000 € et 15 000 € selon l’ambition du projet :
- Formation : 500 € à 3 000 €.
- Création de l’entreprise (immatriculation, statuts, annonce légale) : 300 € à 800 €.
- Site web et identité visuelle : 500 € à 3 000 €.
- Marketing et acquisition (réseaux sociaux, publicité, SEO) : 500 € à 5 000 € la première année.
- Assurance RCP : 300 € à 800 € par an.
Bon à savoir : plusieurs dispositifs allègent le financement du lancement : ACRE (exonération partielle de charges sociales la première année), ARCE (60 % des droits ARE en capital) et ARE (maintien des allocations chômage en complément des revenus
Devenir travel planner : le salaire et les perspectives d’évolution
Les revenus d’un travel planner dépendent très fortement du positionnement, du volume de clients et de la capacité à se spécialiser. Un indépendant débutant peut espérer entre 2 000 € et 2 500 € brut par mois. Avec de l’expérience et un réseau établi, la rémunération peut atteindre 3 000 € à 3 500 €, voire davantage sur des segments haut de gamme.
La facturation se fait au forfait par voyage (entre 150 € et 1 500 €), au tarif horaire ou en pourcentage du budget total du séjour.
Les perspectives d’évolution sont multiples : spécialisation sur une niche (éco-voyages, aventure, voyages solo, destinations rares), constitution d’un collectif, passage à l’agence de voyage avec immatriculation Atout France, ou développement d’une activité de formateur.
FAQ
Peut-on devenir travel planner sans expérience dans le tourisme ?
Oui, le métier n’étant pas réglementé, aucune expérience préalable n’est exigée. Une passion sincère pour les voyages, une connaissance de plusieurs destinations et une capacité d’organisation rigoureuse restent cependant des prérequis implicites pour convaincre ses premiers clients.
Un travel planner peut-il réserver des prestations pour son client ?
Non, pas directement en son nom. Réserver et encaisser pour le compte du client l’apparente juridiquement à une agence de voyage et déclenche l’obligation d’immatriculation Atout France.
La SASU est-elle obligatoire pour exercer en indépendant ?
Non. Micro-entreprise, EI, EURL ou SASU sont toutes des options valides. La création d’une SASU s’impose naturellement dès que le chiffre d’affaires dépasse le seuil de la micro-entreprise, ou que le travel planner souhaite optimiser sa protection sociale et sa fiscalité sur le long terme.

