Comment devenir consultant indépendant ?

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Xavier

Devenir consultant
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Le métier de consultant attire chaque année de nombreux professionnels souhaitant valoriser leur expertise en dehors du salariat. Accessible sans diplôme obligatoire dans la plupart des domaines, l’activité de consultant pour entreprise peut s’exercer sous différentes formes juridiques selon le niveau d’activité et les objectifs du consultant.

Comment devenir consultant ? Quelles sont les missions concrètes du métier ? Faut-il suivre une formation spécifique pour se lancer ? Quel statut juridique choisir pour devenir consultant indépendant ? Voici le guide complet pour 2026.

L’essentiel de l’article :

  • Le métier de consultant consiste à apporter une expertise extérieure à des entreprises clientes sur une problématique précise, en prestation de services.
  • Il est possible de devenir consultant sans diplôme dans la majorité des domaines : c’est l’expérience et la crédibilité qui comptent.
  • Les principaux statuts pour exercer en indépendant sont la micro-entreprise (pour démarrer) et la SASU (pour une activité développée).
  • La SASU offre au consultant le statut d’assimilé-salarié, une responsabilité limitée aux apports et une optimisation fiscale via les dividendes.
  • Toutes les démarches de création s’effectuent en ligne sur le Guichet unique de l’INPI depuis janvier 2023.

Comment devenir consultant ? Définition et missions du métier

Qu’est-ce qu’un consultant ?

Avant de s’interroger sur comment devenir consultant, il faut définir ce métier. Il s’agit d’un professionnel qui apporte son expertise à des entreprises clientes sur une problématique identifiée : stratégie, organisation, marketing, finances, ressources humaines, informatique, etc. Il intervient en prestation de services, de façon ponctuelle ou récurrente, sans lien de subordination avec l’entreprise cliente.

Le consultant pour entreprise se distingue du salarié par son indépendance : il fixe ses tarifs, choisit ses missions et gère son emploi du temps. En contrepartie, il n’a pas de revenu garanti et doit assurer lui-même sa protection sociale.

Les missions concrètes

Les missions d’un consultant varient selon sa spécialité, mais plusieurs tâches sont communes à la plupart des domaines : 

  • analyse de la situation du client ;
  • diagnostic ;
  • formulation de recommandations ;
  • accompagnement à la mise en œuvre ;
  • suivi des résultats.

Le consultant produit généralement des livrables sous forme de rapports, d’audits, de plans d’action ou de présentations.

Devenir consultant exige une combinaison de compétences techniques et relationnelles : capacité d’analyse et de synthèse, aisance dans la communication orale et écrite, sens de l’écoute, autonomie et rigueur dans la gestion de projets.

Comment devenir consultant ? Formations et compétences

Faut-il un diplôme pour devenir consultant ?

Il est tout à fait possible de devenir consultant sans diplôme dans la majorité des domaines. Le consulting ne fait pas l’objet d’une réglementation générale imposant un niveau d’études particulier. Ce qui compte, c’est la crédibilité construite par l’expérience, les résultats obtenus et les références clients.

En pratique, la plupart des consultants sont d’anciens salariés ayant développé une expertise solide dans un secteur avant de s’installer à leur compte. Une reconversion vers le consulting est donc accessible à partir d’une expérience significative dans un domaine.

Les formations utiles pour devenir consultant

Si une formation de consultant n’est pas obligatoire, plusieurs cursus permettent de structurer son expertise ou d’acquérir de nouvelles compétences : formations certifiantes en management, en stratégie d’entreprise, en conduite du changement ou en gestion de projet. Certaines sont éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation), ce qui permet de les financer sans débourser de fonds.

Pour devenir consultant avec des missions à plus forte valeur ajoutée, les certifications sectorielles (PMP pour la gestion de projet, certifications Agile, etc.) constituent un vrai différenciateur sur le marché.

À noter : indépendamment du niveau de formation initiale, un consultant doit impérativement constituer un portfolio de références et de réalisations concrètes pour crédibiliser son offre auprès des entreprises.

Comment devenir consultant indépendant ? 

La micro-entreprise : pour tester l’activité

La micro-entreprise est le statut le plus accessible pour démarrer une activité de consultant indépendant. Les formalités de création sont gratuites et rapides. Les cotisations sociales représentent 26,1 % du chiffre d’affaires encaissé en 2026 pour les prestations de services. La comptabilité est allégée.

Si vous souhaitez créer une micro-entreprise, n’hésitez pas à consulter l’article dédié à ce sujet sur le site entreprendre.service-public.gouv.

Son principal inconvénient est le plafond de chiffre d’affaires fixé à 83 600 € par an pour les prestations de services. Au-delà, le passage à un autre statut est obligatoire. Par ailleurs, les charges réelles ne sont pas déductibles du résultat.

Bon à savoir : vous pouvez également, pour tester l’activité avant de vous lancer en indépendant, opter pour le portage salarial. Vous signerez, dans ce cas, un contrat de travail avec un intermédiaire qui facturera les missions à vos clients et vous versera un salaire.

La SASU : le statut adapté au développement

La SASU est le statut de référence pour un consultant souhaitant développer une activité durable, optimiser sa fiscalité et bénéficier d’une protection sociale proche de celle d’un salarié.

Sur le plan social, le président de SASU bénéficie du statut social du président de SASU : celui d’assimilé-salarié. Il est rattaché au régime général de la Sécurité sociale (maladie, retraite, prévoyance). Les cotisations sociales représentent environ 75 à 80 % du salaire net. En l’absence de rémunération, aucune cotisation n’est due, ce qui offre une flexibilité appréciable en phase de lancement.

Sur le plan fiscal, la SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS) : 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles, puis 25 % au-delà. Les charges professionnelles réelles sont déductibles du résultat : honoraires, déplacements, matériel, formation. Les bénéfices peuvent être distribués en dividendes, soumis à la flat tax de 31,4 % (PFU), ce qui permet une optimisation de la rémunération globale.

Sur le plan juridique, la responsabilité du consultant est limitée au montant de ses apports au capital, protégeant ainsi son patrimoine personnel en cas de difficultés.

Comment devenir consultant indépendant ? Les étapes pratiques

Étape 1 : définir son offre de services

Avant de créer sa structure, un consultant doit formaliser son positionnement : domaine d’expertise, types de missions proposées, cible clientèle (PME, grands groupes, startups) et niveau de tarifs. Le taux journalier moyen (TJM) d’un consultant indépendant varie fortement selon le secteur et l’expérience.

Étape 2 : choisir son statut juridique

Micro-entreprise pour tester l’activité, SASU pour un projet structuré avec des ambitions de développement. Ce choix conditionne la fiscalité, la protection sociale et les obligations comptables.

Étape 3 : créer son entreprise

Toutes les démarches transitent par le Guichet unique des formalités des entreprises géré par l’INPI depuis janvier 2023. Pour une SASU, la création implique la rédaction des statuts, la publication d’une annonce légale et le dépôt du dossier d’immatriculation.

Étape 4 : développer son réseau et trouver ses premiers clients

LinkedIn, les anciens employeurs, les plateformes de mise en relation (Malt, Comet, Freelance.com) et les événements professionnels sont les principaux canaux d’acquisition pour un consultant débutant.

Étape 5 : souscrire une assurance RC Pro

La souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) est indispensable pour tout consultant. Elle couvre les dommages causés à un client dans le cadre d’une mission (erreur, omission, mauvaise recommandation).

Devenir consultant : comment fixer son taux journalier moyen (TJM) ?

Au moment de devenir consultant, vous devez fixer votre taux journalier moyen (TJM), il s’agit de la référence de tarification du consultant indépendant. Ce TJM représente le prix facturé à un client pour une journée de travail et varie fortement selon le domaine d’expertise, le niveau d’expérience et la rareté du profil sur le marché.

Pour fixer son TJM, la méthode la plus rigoureuse consiste à partir du revenu net mensuel cible, à y ajouter les charges sociales et fiscales, les frais professionnels et une provision pour les périodes sans mission (en général 15 à 20 % de jours non-facturables sur l’année). On divise ensuite le total par le nombre de jours facturables prévus.

À titre indicatif, les TJM pratiqués en France oscillent généralement entre 400 € et 600 € pour un consultant junior, 600 € et 1 000 € pour un profil confirmé, et peuvent dépasser 1 200 € pour des experts très spécialisés dans des domaines en tension (IT, data, transformation digitale).

À noter : sous-évaluer son TJM est l’une des erreurs les plus courantes au démarrage. Un TJM trop bas ne couvre pas les charges réelles et fragilise rapidement la trésorerie.

FAQ

Peut-on devenir consultant sans expérience ?

Techniquement oui, mais en pratique, la crédibilité d’un consultant repose sur son expérience et ses références. Un profil sans expérience préalable aura du mal à justifier ses tarifs et à convaincre des clients. La voie classique consiste à accumuler plusieurs années d’expérience salariée dans un domaine avant de devenir consultant indépendant.

Combien gagne un consultant indépendant ?

La rémunération d’un consultant indépendant dépend de son domaine, de son expérience et de son volume de missions. Le TJM (taux journalier moyen) varie généralement entre 400 € et 1 500 € selon la spécialité. En SASU, le président peut combiner une rémunération mensuelle et des dividendes pour optimiser sa fiscalité globale.

SASU ou micro-entreprise pour un consultant ?

Il est normal de faire une opposition EI vs SASU avant de se lancer. La micro-entreprise convient pour démarrer avec peu de charges et tester le marché. La SASU devient avantageuse dès que le chiffre d’affaires dépasse 83 600 €, que les charges professionnelles sont importantes ou que le consultant souhaite une protection sociale proche du statut salarié.