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- À quoi sert la liquidation d’une SASU ?
- Quand la liquidation est-elle nécessaire ?
- Quelles sont les étapes de la liquidation d’une SASU ?
- Étape 1 : réaliser l’actif et apurer le passif
- Étape 2 : établir les comptes de clôture de liquidation
- Étape 3 : publier l’avis de clôture et déposer le dossier sur le guichet unique
- Combien coûte la liquidation d’une SASU ?
- FAQ
- Quelle est la différence entre liquidation judiciaire et liquidation amiable ?
- Le boni de liquidation est-il toujours imposable ?
- Peut-on dissoudre et liquider une SASU en même temps ?
L’essentiel de l’article
- La liquidation de la SASU est l’étape qui suit la dissolution et conduit à la radiation définitive de la société du registre du commerce et des sociétés.
- La liquidation amiable est possible uniquement lorsque l’associé unique est une personne physique ; si c’est une personne morale, une transmission universelle de patrimoine (TUP) s’applique.
- Le liquidateur réalise l’actif, apure le passif, établit les comptes de clôture et dépose le dossier de radiation sur le guichet unique de l’INPI.
- Si l’actif excède le passif, l’excédent (boni de liquidation) est versé à l’associé unique et soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % en 2026.
Pour fermer une SASU dont l’associé unique est une personne physique, il est nécessaire de suivre une procédure en deux temps : la dissolution, puis la liquidation. La liquidation de la SASU est l’étape finale qui permet de solder les comptes de la société et d’obtenir sa radiation définitive.
La liquidation peut prendre deux formes selon la situation financière de la société : la liquidation amiable (ou volontaire), décidée par l’associé, et la liquidation judiciaire, imposée par le tribunal lorsque la société ne peut plus faire face à ses dettes. Cette fiche traite de la procédure de liquidation amiable.
À quoi sert la liquidation d’une SASU ?
La dissolution liquidation de SASU est la procédure qui met définitivement fin à la vie juridique de la société. La phase de dissolution permet de prononcer la cessation d’activité tout en maintenant l’existence de la SASU pour les besoins de la clôture. La liquidation, qui lui fait suite, conduit à la radiation de la société du registre du commerce et des sociétés (RCS).
C’est au cours de la liquidation que le liquidateur procède à toutes les opérations nécessaires pour solder la situation financière de la société : vente des actifs, paiement des créanciers, établissement des comptes de clôture et répartition du solde éventuel. Une fois la liquidation clôturée, la SASU n’existe plus en tant que personne morale.
Attention : la liquidation de la SASU est définitive et irrévocable. Pour reprendre une activité, l’associé unique devra procéder à la création d’une nouvelle SASU ou d’une autre forme juridique.
Quand la liquidation est-elle nécessaire ?
La phase de liquidation n’est obligatoire que lorsque l’associé unique de SASU est une personne physique. Dans ce cas, le liquidateur procède aux opérations de clôture décrites ci-dessous avant de demander la radiation.
Lorsque l’associé unique est une personne morale (une autre société), la liquidation est remplacée par une transmission universelle de patrimoine (TUP). L’intégralité du patrimoine de la SASU dissoute (actif et passif) est transmis à la société associée sans qu’il soit nécessaire de passer par les étapes de liquidation. La TUP est une procédure plus rapide, souvent utilisée dans les schémas de restructuration de groupes.
Par ailleurs, si la SASU ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible, une procédure de dépôt de bilan s’impose. La liquidation judiciaire qui en résulte est distincte de la liquidation amiable et relève du tribunal de commerce.
Quelles sont les étapes de la liquidation d’une SASU ?
Étape 1 : réaliser l’actif et apurer le passif
La première mission du liquidateur consiste à vendre les actifs de la société (stocks, matériels, véhicules, créances à recouvrer) afin de disposer des fonds nécessaires pour rembourser l’ensemble des créanciers. C’est ce que l’on appelle réaliser l’actif pour apurer le passif.
Le règlement des créanciers s’effectue dans un ordre précis défini par la loi : les créanciers privilégiés (État, Urssaf, organismes sociaux) sont désintéressés en priorité, avant les créanciers chirographaires (fournisseurs, prestataires). Le liquidateur doit également procéder aux déclarations fiscales et sociales de cessation d’activité dans les délais réglementaires.
Bon à savoir : lorsque l’actif est supérieur au passif, l’excédent constitue le boni de liquidation. Ce boni est versé à l’associé unique et soumis en 2026 au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux). L’associé peut toutefois opter pour l’imposition au barème progressif de l’IR si cela lui est plus favorable.
Étape 2 : établir les comptes de clôture de liquidation
Une fois les opérations de liquidation terminées, le liquidateur établit les comptes définitifs de clôture. Ces comptes récapitulent l’ensemble des opérations réalisées durant la période de liquidation et permettent de déterminer le résultat de liquidation. L’associé unique les approuve par une décision formalisée dans un procès-verbal de clôture de liquidation.
Le procès-verbal de clôture doit préciser le montant du boni de liquidation (si l’actif est supérieur au passif) ou constater l’absence de solde disponible. Ce document constitue la base du dossier de radiation déposé sur le guichet unique de l’INPI.
Étape 3 : publier l’avis de clôture et déposer le dossier sur le guichet unique
La clôture de la liquidation doit faire l’objet d’une publication dans un support habilité à recevoir des annonces légales. Cette annonce légale de clôture informe les tiers de la fin de la procédure et de la disparition prochaine de la société. Son tarif est forfaitaire et varie selon le département (généralement entre 110 € et 130 € en métropole).
Le dossier de radiation est ensuite déposé sur le guichet unique de l’INPI. Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de fermeture d’entreprise transitent par ce portail, en autonomie ou avec l’accompagnement d’un professionnel. Une fois le dossier validé, l’INPI transmet les informations au greffe, qui procède à la radiation définitive de la SASU du RCS.
Combien coûte la liquidation d’une SASU ?
Le coût de la liquidation s’ajoute aux frais de dissolution déjà engagés. Les principaux postes de dépense sont les suivants :
| Poste | Montant indicatif |
| Annonce légale de dissolution | 150 à 180 € selon le département |
| Annonce légale de clôture de liquidation | 110 à 130 € selon le département |
| Frais de radiation au RCS (via INPI) | Environ 14 € |
| Total frais administratifs | Environ 300 à 350 € |
À ces frais s’ajoutent les éventuels honoraires d’un professionnel (avocat, expert-comptable, plateforme juridique) si l’associé unique choisit de se faire accompagner. La durée globale de la procédure de dissolution liquidation de SASU, de la décision à la radiation, s’étend généralement de 3 à 6 mois.
FAQ
Quelle est la différence entre liquidation judiciaire et liquidation amiable ?
La liquidation amiable est décidée volontairement par l’associé unique lorsque la société est solvable. La liquidation judiciaire, en revanche, est prononcée par le tribunal de commerce lorsque la société est en état de cessation des paiements et ne peut plus faire face à ses dettes avec son actif disponible. Dans ce cas, un liquidateur judiciaire est désigné par le tribunal.
Le boni de liquidation est-il toujours imposable ?
Oui. Si l’actif net de liquidation est supérieur au capital social apporté, la différence constitue le boni de liquidation, imposable en 2026 au PFU de 31,4 % (sauf option pour le barème progressif de l’IR). Si l’actif net est inférieur au capital apporté, il n’y a pas de boni et l’associé constate un mali de liquidation, fiscalement non déductible.
Peut-on dissoudre et liquider une SASU en même temps ?
Oui, sous certaines conditions. Lorsque la SASU n’a pas de dettes et que son actif est constitué uniquement de trésorerie, l’associé peut opter pour une dissolution-liquidation simultanée, ce qui simplifie et accélère la procédure. Cette option est à analyser au cas par cas, idéalement avec l’aide d’un professionnel.

